Le Cafard, le Rat et le Pigeon
Par Fifokaswiti le dimanche, septembre 13 2009, 13:03 - Bric à brac - Lien permanent
Comme chacun sait, le rat est un pigeon sans ailes, c'est-à-dire un nuisible omniprésent dans les environnements urbains. Qui ne vole pas, enfin, en dehors des garde-mangers. Quant au cafard, c'est à peu près la même chose, avec une paire de pattes supplémentaire : une bestiole plutôt grégaire, sympathique quoi, à qui l'on a fait beaucoup de mauvaise presse à cause de ses habitudes alimentaires et son respect disons discutable envers l'hygiène corporelle (eh oui, quand on a six pattes, il vaut mieux mettre du déodorant. Ce que ne fait jamais le cafard moyen. Berk !)
Il est bien connu que la meilleure façon de tuer un rat est de le tuer lentement. Pas seulement pour des raisons de cruauté sadique, même si ça compte forcément beaucoup : c'est surtout que le rat, comme le cafard d'ailleurs, a tendance à se méfier des macchabées, et à fuir comme le choléra[1] les lieux où se trouvent des cadavres de ses congénères.
Ce qui ne peut avoir qu'une seule explication : le rat vivant a peur du rat zombi. On peut le comprendre, c'est moche cette bête-là :

Eh bien figurez-vous que le cafard, globalement, c'est pareil ! Un cafard vivant attire les autres cafards, un cafard mort les repousse. On en déduit que si vous avez des cafards chez vous, laissez-en des morts un peu partout, dans la cuisine, dans la salle de bain au milieu des tubes de crème et de dentifrice, etc. : c'est décoratif[2] et il n'y a rien de tel qu'un cafard cosmétique pour dégoûter les blattoptères[3].
Bref. Vous devez vous demander où je veux en venir. Cette interrogation m'est également, je l'avoue, passée par l'esprit.
Revenons donc au pigeon biset, voire au bête pigeon de ville, souvent surnommé le rat volant[4]. On pourrait penser que le même mécanisme de crainte du zombi marcherait ; mais non ! D'après la fontaine de toute connaissance que l'on appelle vulgairement Wikipédia, les pigeons urbains nichent joyeusement au milieu des cadavres[5], et de préférence à proximité de points d'eau, comme une citerne par exemple.
On en déduit deux choses :
- Le pigeon urbain est l'animal le plus crétin de la création. Même un cafard est plus intelligent !
- Si on veut se débarrasser des pigeons en ville, on peut :
- Invoquer une horde de pigeons zombis. Les colombidés vivants ne s'en méfient pas, sans doute parce qu'ils n'en ont jamais vu, et se feront rapidement dépecer. Une fois les pigeons tous zombifiés, ils mourront rapidement de faim (faut dire qu'il n'y a pas grand-chose à manger dans un cerveau de tourterelle.) ; ou :
- Déverser des doses importantes de cyanure dans toutes les citernes de la ville. Cela peut avoir des effets secondaires indésirables sur la santé des humains alentours, mais on ne fait pas d'omelette dans casser quelques œufs.
Notes
[1] Parce que le rat et la peste font bon ménage...
[2] Du moins, ça aurait sa place dans certains musées d'art contemporain.
[3] En fait, ce serait le parfum des blattes mortes qui en éloignerait les vivantes. On en revient donc au déodorant !
[4] À ne pas confondre avec l'écureuil volant, qui est une toute autre sorte de bestiole.
[5] Lire la fin du paragraphe « Nesting. » Il n'y a pas de page francophone sur le pigeon de ville, curieusement ; serait-ce que l'on considère le pigeon parisien comme moins notable que son homologue londonien ?
Commentaires
Message automatique du ministère des répressions des délits fifokaswitiques en ligne (2009-09-04)
Attention, l'image ci-dessus a été utilisée sans le consentement de son auteur. Une amende de 2000 euros vous sera adressée par voie postale dans les 5 jours suivant ce constat.
« L'image ci-dessus est copyright © 2004 par Pascal Naidon (http://les-stooges.org/pascal), en illustration d'un scénario copyright © 2003 par Fifokaswiti® inspiré d'un concept copyright © 1998 par Fifokaswiti®. Le Rat Zombi™ est une marque réservée de Fifokaswiti® Corporation International. Tous droits réservés. »
Zut alors, sachant que le Rat Zombi™ a été introduit dans l'univers de Naheulbeuk sans l'autorisation de Fifokaswiti, combien d'eurobrouzoufs le créateur du concept réclamera-t-il à la personne qui le lui a "emprunté", le jour où il voudra récolter les fruits de son travail ?