Fifokaswiti

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lundi, mars 1 2010

Vélum, Hal Duncan, deuxième

J'y arrive pas.

Je reste persuadé que c'est un très bon bouquin, bien fichu et tout, c'est juste que je n'accroche pas. Du tout. Au bout de deux semaines j'en suis péniblement arrivé à un tiers à peine… Je suis sur le point de laisser tomber.

Le reste de ce message concerne, donc, le premier tiers du livre (c'est-à-dire moins de 17% du total, puisque l'histoire de Vélum se termine dans Encre.)

De quoi ça parle ? D'anges et de démons, de dieux et de transcendance. Les unkin sont des humains de base qui ont appris à utiliser la langue du Livre de Toutes les Heures pour contrôler, sortir de la réalité. Le temps et l'espace sont pour eux des choses très relatives ; la causalité, un débris tout à fait dispensable. Les unkin sont, globalement, regroupés dans deux camps : le Covenant (les anges) et les Sovereign (les démons). Une guerre entre les deux semble inéluctable, aussi chaque camp traque les non-alignés pour les recruter, ou éventuellement s'en débarrasser, histoire qu'ils ne rejoignent pas ceux d'en face.

Au-delà de ça, est le Vélum, plus ou moins la clôture des réalités possibles (l'ensemble de tout, si l'on veut.) Les unkin ont la possibilté de voyager dans le temps et l'espace, mais également dans le Vélum, atteindre un univers où ils sont quelqu'un d'autre, etc. En fait, les unkin ne sont qu'une instance d'un archétype ; en voyageant dans le Vélum ils se rapprochent de leur archétype, quitte à perdre en route leur individualité de départ.

La structure du bouquin suit le monde dans lequel il est situé. C'est non linéaire, incohérent, on passe d'une époque à l'autre et d'une facette d'un personnage à l'autre ; ça part dans tous les sens, on passe des légendes sumériennes au cyberespace des années 2020. Au fil des, je n'ose les appeler chapitres, disons plutôt anecdotes, on comprend qu'il s'agit de l'histoire de Phreedom, qui est aussi la déesse Inanna, qui recherche son frère Thomas, qui est aussi Tammuz, qui est aussi Dumuzi, l'époux d'Inanna, qui a quitté notre réalité pour fuir les « agents recruteurs » du Covenant, Metatron en tête.

C'est très bien fait. L'absence de logique interne est très bien justifiée, en fait l'incohérence du récit est cohérente avec ce qui s'y raconte. Les personnages ne subissent pas la temporalité, la narration non plus. Au jeu forcément impossible de rendre compréhensible la transcendance, Hal Duncan propose ici la solution la plus convaincante que j'ai connue.

Mais bon dieu, qu'est-ce que c'est difficile à lire, et lâchons le mot, ennuyeux ! Je suppose que si on est fan des récits mythologiques et du style attenant, on aimera beaucoup. De même, si ce que l'on cherche est un tour de force littéraire, on en trouvera un. Mais si on cherche une histoire prenante, avec des personnages attachants et bien développés[1], du suspense, de la tension, tout ça… Et bien passons notre chemin, on ne trouvera pas cela ici.

Bref, c'est un bouquin pour lequel j'adorerais m'enthousiasmer, mais je n'y arrive pas. En fait, tout en étant parfaitement conscient du tour de force littéraire dont il s'agit, je m'ennuie. Et je m'endors, ou je passe à autre chose. Il est rare que je procrastine de la lecture, mais là… pfiou.

Allez, je m'accroche encore jusqu'à la moitié, mais si ça le fait toujours pas je laisse tomber, et j'y reviendrai dans quelques années.

Notes

[1] ben oui, ici leur développement équivaut à une réduction à l'état d'archétypes…

dimanche, juin 14 2009

Vellum (Vélum), Hal Duncan (première)

J'ai pas pu.

Ayant fini le Banks, je me suis dit que j'allais attaquer un autre truc :

  • en anglais,
  • complexe,
  • gratifiant.

Mais là, j'ai pas pu. Au bout de vingt pages j'ai laissé tomber.

Attention ! C'est un bouquin extrêmement ambitieux. Je suis intimement convaincu que c'est un bouquin fabuleux, qui ose des choses très compliquées (rendre une vision cohérente de l'infini, de l'éternité, de l'atemporalité...) et y arrive avec les honneurs, de ce que j'ai lu.

Mais là, j'ai les neurones trop fatigués. Je n'arrive tout simplement pas à faire l'effort de concentration nécessaire.

Je reprendrai bientôt, quand je serai dans un état plus compatible.

En tout cas, rien que l'ambition de l'auteur mérite un coup de chapeau.